a fondation de Dompierre remonte avant l’an mil, peut-être même à l’époque celtique : il existait autrefois, paraît-il, un tumulus au lieu appelé La Motte.
On peut voir aussi dans ce nom de Dompierre (Domus Petri, ou Domnus Petrus avec le sens de Saint Pierre) une agglomération formée autour de l’église, dédiée à Saint Pierre, prince des Apôtres sous le vocable de Saint Pierre aux Liens. Cette dernière hypothèse est assez vraisemblable.
En 1997, lors de sondages effectués derrière l’église, avant d’entreprendre des travaux de transformation urbaine, ont été repérés des sarcophages datant très certainement de l’époque mérovingienne, selon l’appréciation des archéologues présents au moment de cette prospection.
C’est au XIe siècle seulement qu’il faut placer la fondation du Prieuré du Petit Maillezais à Dompierre, Prieuré établi par les moines de l’Abbaye de Maillezais en Bas-Poitou, fondée elle-même en 1010.
Les moines de Maillezais, ne se bornant pas à prêcher l’Évangile aux habitants de Dompierre, introduisirent et développèrent, comme les Bénédictins à cette époque, la culture de la vigne.
Il est probable, en effet, qu’avant le Xe siècle, tout le Nord de l’Aunis était peu cultivé.
Ce développement ne fit que s’accroître lorsque, vers 1036, Éudes (ou Othon) d’Aquitaine, fonda, croit-on, l’Abbaye de Saint Léonard des Chaumes, ce surnom de "Chaumes" signifiant : terres incultes.
La culture de la vigne fut la grande ressource des habitants de Dompierre pendant des siècles, jusqu’à la destruction du vignoble par le phylloxera à la fin du XIXe siècle. On se tourna alors vers la culture des légumes et des céréales.